Mot du président n° 9
LE DEFILE
Le défilé du 14 juillet 2026 mérite que l’on en parle car il était très différent de l’habitude et portait en lui, à la fois des affirmations, des réponses et des questions qui n’ont pas manqué de déclencher la litanie des « c’était mieux avant » et de leur contraire. Essayons, en toute humilité, de démêler le vrai du faux et d’éclairer les « peut-être ».
D’avance merci à nos lecteurs de leur indulgence et, s’ils l’expriment avec bonne foi et mesure, des compléments ou critiques qu’ils pourront apporter.
Les grandes caractéristiques de ce moment furent, sans ordre d’importance, la masse tout à fait inhabituelle des moyens engagés, le respect des traditions les plus ancrées, la présence de représentants de nombreux pays étrangers et enfin la mise à l’honneur des capacités et de la volonté françaises de proposer, avec d’autres, et de mettre en œuvre, des actions à caractère géopolitique affiché. Essayons de regarder de plus près chacun de ces points :
- La masse des moyens : jamais, depuis très longtemps, les armées françaises n’avaient déployé autant de moyens le 14 juillet ; il y avait là un signal fort vers nos compatriotes pas toujours très informés et vers nos alliés ou potentiels adversaires, de la volonté de notre pays de réarmer. Rien de plus.
- Le respect des traditions ; La Légion d’un côté, la Garde de l’autre et le reste au milieu, rien de plus.
- La présence de représentants étrangers : la France est à l’origine, avec la Grande Bretagne, d’une initiative destinée à contribuer à la consolidation de la paix, si et quand elle verra le jour, entre la Russie et l’Ukraine ; elle est suivie dans ce projet par plus de trente pays, pas tous européens, qui ont accepté et tenu à le montrer officiellement, aux côtés de la France, le jour de sa fête nationale, « so What ? ». Ce n’est pas le lieu ici de discuter du bien fondé ou non de ce projet (il fera l’objet d’une intervention ultérieure), il est celui que les dirigeants de notre pays ont choisi, c’est leur droit, et mettent à l’honneur publiquement. Je me permets de souligner la vanité des arguments de ceux qui se plaignent de l’absence de consultation du peuple français sur ce point : ce sont les mêmes qui n’ont jamais réclamé la même chose lors des nombreuses interventions africaines durant des années (no comment).
Encore une fois, il ne s’agit pas là d’une prise de position politique, mes opinions ne regardent que moi mais d’une réaction à ce que je considère comme inacceptable.
- Enfin, deux points non insignifiants loin de là : la véritable fierté de tous les soldats interrogés et la dernière image du drapeau français entouré de tous les pays qui nous accompagnent qui montre que notre nation, malgré tous ses déboires, est encore capable d’être entendue ; encore une fois : » seul ce qui élève unit ».
Pierre-Louis Santos
Président du Cercle Albert Roche
