Nouvelle-Calédonie : le patrouilleur Jean Tranape admis au service actif
Vincent Groizeleau – 21/09/2026

© Marine Nationale
Quatrième des six nouveaux patrouilleurs d’outre-mer (POM) de la Marine nationale et second de la série destiné à la Nouvelle-Calédonie, le Jean Tranape est désormais pleinement opérationnel et vient renforcer les moyens navals français en Océanie.
Arrivé le 18 juin dernier en Nouvelle-Calédonie après un périple de plus de deux mois depuis Brest, le Jean Tranape a été admis au service actif le 14 septembre, a annoncé la Marine nationale. Il s’ajoute à un premier bâtiment de ce type, l’Auguste Bénébig, opérationnel depuis l’été 2023 à Nouméa. Ces deux unités de nouvelle génération permettent de remplacer les deux anciens patrouilleurs du type P400 La Moqueuse et La Glorieuse, qui ont été désarmés en 2020 et 2023, leur démantèlement étant assuré en Nouvelle-Calédonie.
Plus grands que leurs aînés et offrant des capacités sensiblement accrues, les deux nouveaux POM mesurent 79.9 mètres de long pour 11.8 mètres de large et affichent un déplacement de 1300 tonnes en charge. Capables d’atteindre la vitesse de 24 nœuds et de franchir 5500 nautiques à 12 nœuds, ils sont mis en œuvre par un équipage de 30 marins et peuvent accueillir 24 personnes supplémentaires. Leur armement consiste en un canon téléopéré Narwhal de 20 mm, ainsi que des mitrailleuses de 12.7 mm et 7.62 mm. Ces bâtiments disposent de deux semi-rigides de 6.7 mètres et mettent en œuvre un système de drones de surveillance à voilure fixe Aliaca.
– Voir notre reportage complet à bord du POM Auguste Bénébig
L’Auguste Bénébig et le Jean Tranape sont les premier et quatrième d’une série de six bâtiments conçus par le bureau d’architecture Mauric et construits par les chantiers Socarenam de Saint-Malo et de Boulogne-sur-Mer. Deux autres POM sont déjà en service, le Teriieroo a Teriierooiterai (2024) à Papeete, en Polynésie française, ainsi que l’Auguste Techer (2025) à La Réunion. Les deux derniers, nommés Philippe Bernardino et Félix Éboué, doivent rejoindre les eaux polynésiennes et réunionnaises en 2027.