Malgré la découverte de deux obus, les fouilles archéologiques sur la base navale de Toulon ont pu s’achever dans les délais

Mathieu Dalaine

Débutées en novembre dernier, les premières fouilles archéologiques menées dans le port militaire de Toulon viennent de se terminer. Et ce, malgré la présence insoupçonnée d’engins pyrotechniques, a annoncé le ministère de la Défense.


Les archéologues ont mis au jour des traces d’une occupation antique dans le port militaire.
Les archéologues ont mis au jour des traces d’une occupation antique dans le port militaire.
Camille Dodet/Var-matin

Il y avait eu cette amulette en forme d’oiseau datant de l’Antiquité, une bague munie d’une incrustation en ambre, de nombreux fragments d’amphoreune monnaie mystérieuse… Là, c’est une découverte beaucoup moins fascinante pour les archéologues qu’ont faite récemment les scientifiques de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sur la base navale de Toulon.

Quelques-uns des trésors datant de plus de 2000 ans mis au jour par l’Inrap.
Quelques-uns des trésors datant de plus de 2000 ans mis au jour par l’Inrap.
Camille Dodet/Var-matin

La mise au jour de « deux obus nécessitant la mise en place de procédures spécifiques de sécurité » a été réalisée ces derniers jours, sur le tout premier chantier de fouilles de l’histoire dans le port militaire de Toulon, a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué en date du 2 juillet. Probablement des vestiges des bombardements alliés de 1943 et 1944.

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Préparer l’arriver du nouveau porte-avions

Rien qui empêche toutefois les investigations de s’achever en ce début d’été. « Les délais ont été tenus afin de finaliser les fouilles dans les temps », a précisé le ministère. Il faut dire que le calendrier était serré.

C’est en effet à cet endroit, sur « l’emprise Milhaud 7 », une ancienne île, que doivent se tenir les travaux nécessaires à la construction d’un bassin et du quai du futur porte-avions France Libre.

Le premier coup de pioche, avec le Service d’infrastructure de la Défense (SID) aux manettes, est prévu pour 2027. Le successeur du Charles-de-Gaulle, lui, doit entrer en service en 2038.

Rappelons que le chantier conduit par l’Inrap a permis de mettre en valeur les vestiges de l’ancienne île de Milhaud, occupée dès le IIe siècle avant J.-C. par les Grecs, les Gaulois et les Romains, puis transformée au fil des siècles en site militaire stratégique.

Les archéologues ont révélé des traces d’occupations antiques, commerciales et militaires, témoignant de l’importance historique du site dans la rade toulonnaise.

Les fouilles subaquatiques, quant à elles, se poursuivront dans la petite rade jusqu’à la fin de l’année 2026.