Le SNA De Grasse est arrivé à Toulon
YANNICK SMALDORE – 02/07/2026

© Jean-Claude BellonneLe SNA De Grasse arrivant en rade de Toulon.
Réceptionné par la Marine nationale le 24 juin dernier, le sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) De Grasse est arrivé à Toulon, son port d’attache, ce mercredi 1er juillet.
Quatrième SNA de la classe Suffren, le De Grasse avait débuté ses essais en mer le 24 février devant Cherbourg, où il a été construit. Après des essais en eaux profondes au large de Brest, le bâtiment avait été livré par Naval Group à la DGA (Direction générale de l’armement) le mercredi 24 juin, avant d’être reversé le même jour à la Marine nationale. Dans la foulée, le De Grasse a pris la mer pour rejoindre Toulon, port d’attache de l’ensemble des SNA français.


Il a ainsi atteint la capitale varoise le mercredi 1er juillet, rejoignant ses trois prédécesseurs, le Suffren, le Duguay-Trouin et le Tourville. Pour célébrer son arrivée au sein de l’ESNA (Escadrille de sous-marins nucléaires d’attaque), le De Grasse a été accueilli dans la rade de Toulon par plusieurs bâtiments, notamment par le remorqueur Azur, qui a honoré le nouveau venu d’un water salute.

Il a également été accompagné par l’une des trois vedettes CB90 prêtée par la marine suédoise, et qui, depuis quelques temps, assure régulièrement l’escorte des SNA entrant et sortant de la rade.
© Jean-Claude Bellonne
© Jean-Claude Bellonne
© Jean-Claude Bellonne
Plus imposants, plus discrets et capables d’évoluer à des profondeurs supérieures, les sous-marins de la classe Suffren offrent un saut capacitaire significatif par rapport à leurs prédécesseurs de la classe Rubis. Longs de 99,5 mètres pour un diamètre de 8,8 mètres, ils affichent un déplacement de plus de 4 700 tonnes en surface et d’environ 5 200 tonnes en plongée. Mis en œuvre par deux équipages alternés d’environ 70 marins, ils disposent de quatre tubes lance-torpilles de 533 mm et peuvent emporter une vingtaine d’armes, parmi lesquelles des torpilles lourdes F21, des missiles de croisière navals (MdCN) ou des missiles antinavires Exocet SM39.
© Jean-Claude Bellonne
© Jean-Claude Bellonne
Ils sont en outre conçus pour recevoir, à l’arrière du massif, un hangar de pont (dry deck shelter – DDS) destiné au déploiement des commandos marine, notamment avec le propulseur sous-marin de troisième génération (PSM3G). Ce dispositif peut également servir à la mise en œuvre de drones sous-marins, tandis que l’intégration d’une capacité de mouillage de mines fait actuellement l’objet d’études. Selon Naval Group, leur disponibilité opérationnelle atteint jusqu’à 270 jours à la mer par an.
© Roseline Bellonne


© Jean-Claude Bellonne
Le De Grasse devrait être mis en service en 2027, à l’issue de son déploiement de longue durée (DLD), qui permettra d’éprouver la plateforme et l’ensemble de ses systèmes, tout en achevant la phase de vérification des caractéristiques militaires (VCM), sur une période significative de plusieurs mois et dans différents environnements, en eaux chaudes comme en eaux froides.
© Roseline Bellonne