Une nouvelle configuration du Rafale M F4 validée par la Marine nationale, avec deux bombes de 1 000 kg
Article de Alexis Fargeaudoux
Le groupe aérien embarqué a mis en œuvre deux Rafale M dotés chacun de deux AASM 1000.© PIXABAY
Avec l’aide du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale, le groupe aérien embarqué a mis en œuvre deux Rafale M dotés chacun de deux AASM 1000 au début du mois de juillet. De quoi «valider une nouvelle capacité opérationnelle», selon la Marine nationale.
Une avancée notable. Les 6 et 7 juillet derniers, alors que le porte-avions Charles de Gaulle était sur le chemin du retour après avoir quitté le golfe d’Oman où il avait été déployé pour participer à une opération dans le but de rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz, la Marine nationale a testé une nouvelle configuration du Rafale M avec l’appui du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale. Ainsi, comme le rapporte Opex360, le groupe aérien embarqué a mis en œuvre deux Rafale M dotés chacun de deux AASM 1000. «Une première qui permet de valider une nouvelle capacité opérationnelle», s’est félicitée la Marine nationale.
L’AASM 1000 comprend des modules de guidage et d’augmentation de portée montés sur le corps d’une bombe de 1 000 kg. Seul le Rafale porté au standard F4 est en capacité de le mettre en œuvre. Les quatre AASM 1000 que les deux Rafale M ont largués ont atteint la cible qui leur avait été désignée, selon les images de cette évaluation.
Le Charles de Gaulle a retrouvé la base navale de Toulon
C’est en décembre 2025 que le porte-avions Charles de Gaulle avait validé la capacité du Rafale M F4 à effectuer une frappe longue distance en emportant un AASM 1000, lors de son stage MECO (mise en condition opérationnelle), prélude à la mission La Fayette 26. Celui-ci avait été déclaré pleinement opérationnel par l’armée de l’Air & de l’Espace et par la Marine nationale. Durant cet exercice, le Charles de Gaulle avait catapulté deux Rafale M, dont un armé d’un AASM 1000, pour détruire une cible située sur le champ de tir de Keravia, en Grèce.
Au cours de la mission La Fayette 26, le porte-avions Charles de Gaulle, qui a depuis retrouvé la base navale de Toulon, après avoir passé 166 jours en mer, a aussi validé une autre capacité importante : celle permettant de «lancer n’importe quel aéronef pendant un ravitaillement à la mer, c’est-à-dire pendant une phase où il est particulièrement vulnérable».