Avec l’arrivée de nouveaux chefs d’état-major, comment l’armée française poursuit son virage opérationnel pour se préparer à un futur choc

Par Nicolas Barotte

Emmanuel Macron salue les chefs d’État-major de l’armée française lors des commémorations du 8 mai 1945, à Paris, le 8 mai 2026.
Emmanuel Macron salue les chefs d’État-major de l’armée française lors des commémorations du 8 mai 1945, à Paris, le 8 mai 2026. LUDOVIC MARIN / AFP

DÉCRYPTAGE – L’armée de terre et la marine nationale seront dirigées par deux nouveaux officiers, nommés pour préparer les forces combattantes à de prochains bouleversements géopolitiques.Passer la publicité

L’armée a de nouveaux chefs. Le Conseil des ministres, mercredi, a validé la nomination des nouveaux chefs d’état-major de l’armée de terre et de la marine, ainsi que d’autres chefs à des postes clés. À moins d’un an de la présidentielle et de l’élection de son successeur, le président de la République, Emmanuel Macron, procède à ses derniers choix stratégiques pour façonner le visage des armées dans les prochaines années.

Ancien directeur du renseignement militaire, le général Jacques Langlade de Montgros va succéder au général Pierre Schill à la tête de l’armée de terre. Celui-ci avait été nommé en 2021, il avait atteint la limite d’âge. Pour la marine, l’amiral Christophe Cluzel va prendre la suite de l’amiral Vaujour, qui la commandait depuis 2023. Depuis la même date, Christophe Cluzel dirigeait la Force d’action navale, c’est-à-dire la flotte de surface. Ces deux officiers, aux profils très opérationnels, auront pour mission de préparer les forces à l’hypothèse d’un engagement majeur.