Lorsque l’on parle de héros français, on oublie souvent ceux qui ont construit l’histoire loin de la métropole.
Pierre Le Moyne d’Iberville fait partie de ces géants.
Né en 1661 à Ville-Marie, en Nouvelle-France (aujourd’hui Montréal), il grandit dans un territoire sauvage où survivre est déjà un défi quotidien.
Très jeune, il choisit la mer.
Il affronte les tempêtes de l’Atlantique Nord, les glaces du Canada et les flottes anglaises qui cherchent à s’emparer des territoires français.
À plusieurs reprises, il mène des combats navals contre des adversaires supérieurs en nombre et en puissance de feu. Son audace, son intelligence tactique et son sang-froid lui permettent de remporter des victoires qui marquent durablement l’histoire de la Nouvelle-France.
Mais son plus grand mérite est peut-être ailleurs.
Il refuse de subir les événements.
Quand tout semble perdu, il agit.
Quand les autres hésitent, il prend des décisions.
Quand le danger approche, il est en première ligne.
Une leçon pour les jeunes
Notre époque offre moins de batailles navales, mais elle demande toujours autant de courage.
Créer une entreprise, lancer un projet, défendre une idée ou partir à l’étranger exigent la même qualité fondamentale : accepter le risque.
Pierre Le Moyne d’Iberville nous rappelle que les plus grandes réussites appartiennent rarement à ceux qui attendent des circonstances parfaites.
Le véritable héros n’est pas celui qui ne connaît jamais la peur.
C’est celui qui avance malgré elle.

