« Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la décision que quelque chose est plus important que sa propre sécurité. »
Chaque génération a besoin de modèles.
Le chevalier d’Assas en est un.
Officier du régiment d’Auvergne pendant la guerre de Sept Ans, il effectue une mission de reconnaissance de nuit en octobre 1760 lorsqu’il tombe au milieu de soldats ennemis. Ceux-ci cherchent à le réduire au silence afin de lancer une attaque surprise.
À cet instant, il comprend que sa vie ne tient qu’à un mot.
Il pourrait se taire.
Il pourrait penser à lui.
Il choisit de penser aux autres.
Il pousse alors un cri pour alerter ses compagnons du danger. Selon la tradition, ce geste permet au régiment français d’éviter une attaque par surprise. Lui paie ce choix de sa vie.
Qu’importe aujourd’hui les discussions des historiens sur les détails de l’événement : depuis plus de deux siècles, le chevalier d’Assas est devenu le symbole du soldat qui place le devoir au-dessus de sa propre existence.
Son histoire nous rappelle une vérité simple : les héros ne sont pas des êtres sans peur. Ce sont des femmes et des hommes ordinaires qui, pendant quelques secondes, prennent une décision extraordinaire.
À une époque où l’on parle souvent de réussite individuelle, d’influence ou de célébrité, le chevalier d’Assas nous enseigne une autre forme de grandeur : protéger les autres, même lorsque cela exige le plus grand des sacrifices.
Le courage n’a pas d’âge.
Il commence toujours par un choix.
Le Cercle Albert Roche rend aujourd’hui hommage au chevalier d’Assas, dont le nom demeure l’un des plus beaux symboles du sens du devoir et du sacrifice au service de la France.

