Mot du Président n°8
LE 14 JUILLET
Dans ce temps troublé où les boussoles s’affolent, les vieux marins savent que seuls certains amers ne trahissent pas ; encore faut-il les respecter toujours et rester convaincus qu’en cas de naufrage imminent, ils seront les seuls à pouvoir (vouloir) nous sauver : le 14 juillet est l’un d’entre eux, le plus fort peut-être.
Il est le jour où la Nation se fête, où, malgré les bourrasques de l’Histoire, Elle se retrouve pour se répéter, une fois encore, la chance que nous avons d’être français, d’être nés dans ce merveilleux pays, d’être les héritiers de tous ceux qui l’ont faite, que le monde, longtemps, nous a enviés et, souvent, continue à le faire.
Il est le jour où chaque Français, quelles que soient ses origines, ses convictions, son histoire, doit prendre, ne serait-ce qu’un instant, le temps de réaliser la chance qu’il a d’être l’un ou l’une de ses fils et filles : cet instant est un bonheur mais aussi une obligation.
Il n’est pas le jour de la contestation, notre pays a, nous le savons, a l’infinie capacité d’en créer d’autres, plus que tous les autres.
Il est le jour de fêter ce que nous sommes, ce que nos institutions et notre capacité à les faire vivre, nous permettent d’être, et de réaliser, illustrant en cela notre génie collectif comme nos faiblesses : nous en portons collectivement toute la responsabilité, assumons- la.
Nous avons les dirigeants que nous avons choisis librement, qui prennent des décisions dans le respect des lois que nous avons votées et établissent des alliances qu’ils jugent les plus adaptées : s’ils ne conviennent pas, nous pouvons en changer aux échéances prévues, mais , de grâce, pas le 14 juillet !
Que tous les stratèges en chambre cessent de s’agiter vainement et gardent leurs forces pour les combats politiques qu’ils doivent mener s’ils sont vraiment convaincus de ce qu’ils disent et qu’ils en ont les vraies capacités : le 14 juillet est la fête de la Nation et de son unité, regardons ensemble vers le haut car, comme chacun le sait confusément : « seul ce qui élève unit ».
Pierre-Louis Santos
Président du Cercle Albert Roche.
