Jean Desmaisons (1915 – 1974)
Le choix de continuer
Le 26 juin 1940, la France est sonnée. L’armistice vient d’être signé. Beaucoup pensent que la guerre est perdue. Jean Desmaisons, lui, refuse de baisser les yeux.
Né à Tours en 1915, engagé volontaire dans l’armée, il sert dans le génie. Après la campagne de Norvège, il se retrouve en Angleterre. Là, il doit choisir : rentrer dans une France vaincue ou rejoindre ceux qui veulent continuer le combat.
Il choisit la France libre.
Affecté au génie des Forces françaises libres, il participe aux campagnes d’Érythrée, de Syrie, puis à la guerre du désert. À Bir Hakeim, en 1942, il mène des missions dangereuses de reconnaissance et de minage sous le feu ennemi. Son rôle est discret, technique, essentiel : préparer, protéger, tenir.
Jean Desmaisons n’est pas un héros de cinéma. Il n’a pas cherché la lumière. Il a fait ce qu’il fallait, au moment où il fallait le faire.
Son message aux jeunes d’aujourd’hui est simple : le courage commence souvent par un choix. Dire non à la facilité. Refuser l’abandon. Rester debout quand tout pousse à lâcher.
Compagnon de la Libération, général de brigade, Jean Desmaisons incarne cette force calme qui construit la victoire pierre après pierre.
Le 26 juin, souvenons-nous de lui : un homme qui a choisi l’action plutôt que la résignation.

