Ferdinand Ferber (1862–1909)
L’homme qui montait à bord de ses idées
Imagine construire une machine volante, puis prendre toi-même place aux commandes pour découvrir si elle tient en l’air.
Au début du XXe siècle, Ferdinand Ferber accepte ce risque. L’aviation reste une aventure expérimentale. Chaque essai peut apporter une découverte. Ou se terminer par un accident.
Né à Lyon en 1862, ce polytechnicien devenu officier d’artillerie se passionne pour le vol. Il construit des planeurs, les essaie et les améliore. Les échecs s’accumulent ; il poursuit ses recherches.
Ferber comprend aussi que le progrès se nourrit des découvertes des autres. Il échange avec les pionniers américains et contribue à faire connaître en France les travaux des frères Wright.
À Chalais-Meudon, en 1905, il expérimente un appareil motorisé. Puis il continue de construire et de voler. Derrière ces quelques instants dans les airs, il y a des années de travail, de calculs et de recommencements.
Le 22 septembre 1909, un accident d’aéroplane près de Boulogne-sur-Mer lui coûte la vie. Il a 47 ans.
Son nom est moins célèbre que ceux de Blériot ou des frères Wright. Il appartient pourtant à cette génération qui a rendu possible un monde où prendre l’avion deviendrait ordinaire.
Pour les jeunes qui veulent inventer, construire ou entreprendre, son parcours garde une force particulière : apprendre, essayer, comprendre ses erreurs et reprendre le travail.
Les idées ouvrent des chemins. Il faut des femmes et des hommes pour les parcourir.

