Le courage sans calcul
Né en 1769 dans une famille modeste du Gers, il s’engage très jeune dans les armées de la Révolution. Rien ne le prédestine aux sommets. Il ne sort ni d’une grande école, ni d’une lignée prestigieuse. Il apprend la guerre sur le terrain, au contact direct du feu et de la fatigue. Très vite, il se distingue par une qualité rare : il avance toujours là où le combat est le plus dur.
Ce qui frappe chez Jean Lannes, ce n’est pas seulement le courage physique. C’est aussi la loyauté. Loyauté envers ses hommes, qu’il traite avec une rudesse fraternelle. Loyauté envers Napoléon, même lorsqu’il n’approuve pas tout. Loyauté enfin envers l’idée qu’il se fait de l’honneur militaire : ne jamais abandonner, ne jamais tricher, ne jamais se dérober.
En 1809, lors de la bataille d’Essling, il est frappé par un boulet qui lui broie les jambes. Transporté à l’arrière, il comprend rapidement que la blessure est mortelle. Il meurt quelques jours plus tard, à 39 ans. Napoléon, bouleversé, dira de lui qu’il a perdu « le Roland de l’armée ».
Jean Lannes incarne une forme d’héroïsme aujourd’hui rare : celui de l’engagement total, sans calcul personnel, sans recherche de gloire médiatique. Un héroïsme rude, imparfait parfois, mais profondément humain.
En ce 7 janvier, le Cercle Albert Roche honore en Jean Lannes la mémoire de ces hommes qui ont fait l’Histoire en tenant leur place jusqu’au bout, sans jamais fuir leurs responsabilités.

