Guerre en Ukraine : le plus lourdement armé de la marine russe… Équipé de 80 lanceurs de missiles, le croiseur russe à propulsion nucléaire « Amiral Nakhimov » va être remis en service
Le croiseur lance-missiles à propulsion nucléaire russe « Amiral Nakhimov ». Film – UNKNOWN
Le croiseur nucléaire russe Amiral Nakhimov, en modernisation depuis près de 30 ans, pourrait être remis en service d’ici fin 2026 après des essais en mer. Les réparations, coûtant environ 2,3 milliards de dollars, ont renforcé son armement avec des missiles Kalibr, Oniks et Zircon.
Après quasiment 30 ans de modernisation, il pourrait être remis en service par les Russes. Selon les informations du site spécialisé Defense Express, le croiseur à propulsion nucléaire (projet 1144) de la marine russe, l’Amiral Nakhimov, est en train d’effectuer ses derniers essais en usine et en mer, avant les essais d’État prévus d’ici la fin de l’année 2026.
Mis en service en 1988, durant l’ère soviétique, le bâtiment de guerre a été transféré sur un chantier naval quelques années plus tard, en 1997, mais les réparations n’ont débuté qu’à partir d’août 1999.
2,32 milliards de dollars
D’après le média United24, les réparations ont été extrêmement coûteuses, près de 200 milliards de roubles, soit environ 2,3 milliards de dollars. Certains médias russes évoquaient également un montant pouvant aller jusqu’à 5 milliards de dollars.
Concernant la refonte du navire, l’armement du croiseur a été revu. Il est équipé de 80 lanceurs lui permettant de recevoir des missiles de croisière Kalibr, des missiles antinavires Oniks et des missiles hypersoniques Zircon. Toujours d’après nos confrères, cela ferait de l’Amiral Nakhimov le navire de la marine russe le plus lourdement armé. Reste désormais à savoir s’il sera mobilisé dans le conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine depuis février 2022.
Autre point important, le bâtiment de guerre fonctionne à propulsion nucléaire lui permettant d’avoir une autonomie quasiment illimitée.
Un investissement intéressant
Cependant, malgré cette modernisation, des observateurs, cités par nos confrères, se posent la question de l’intérêt d’un tel investissement alors que les armes conventionnelles ont laissé la place à de nouvelles technologies, comme les drones aériens ou encore navals qui sont largement utilisés par les Ukrainiens.
Les dernières attaques menées par ces appareils ont démontré qu’ils pouvaient provoquer d’importants dégâts, même sur des navires de guerre lourdement armés. De plus, Kyiv a également prouvé à plusieurs reprises, notamment en Crimée, qu’elle était en capacité, par des frappes, de toucher des bases navales russes.