Direction : Air / Publié le : 07 février 2026

« ORION » 26 : L’armée de l’Air et de l’Espace au cœur de la préparation opérationnelle

Direction : Air / Publié le : 07 février 2026

À quelques jours du coup d’envoi, le plus important exercice militaire mené par l’armée française s’apprête à entrer dans sa phase dynamique sur toute la façade atlantique du territoire national. L’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) conduira une manœuvre aérienne complète et complexe prenant en compte tous les domaines de conflictualité.

Les Rafale qataris participeront à l’exercice

Rendez-vous majeur de la préparation opérationnelle française au combat de haute intensité, l’exercice « Orion » 2026 constitue un entraînement interarmées et interallié d’une ampleur inédite, conduit sur le territoire national, principalement sur la façade atlantique.

Cet exercice majeur met en exergue l’expertise de l’armée française dans le domaine aérien en démontrant sa capacité à s’engager en premier dans un conflit de haute intensité afin de conquérir la supériorité aérienne. Fort de ses 1500 Aviateurs, « Orion » 26 viendra renforcer la conduite d’une opération aérienne complexe, mobilisant de multiples champs d’expertise, tout en assurant la protection du territoire national face à l’ensemble des menaces extérieures.

La France à l’épreuve de la haute intensité

La phase dynamique d’« Orion » 26 se déroulera du 8 février au 1er mars 2026, avec une première semaine qui impliquera principalement les moyens aériens français. Ces forces seront engagées depuis sept bases aériennes, à savoir celles de Mont-de-Marsan, Cazaux, Orléans, Cognac, Avord, Istres et Tours, et seront appuyées par le Centre air de planification et de conduite des opérations et de la défense aérienne (CAPCODA), implanté sur la base aérienne de Lyon-Mont Verdun.

Né de la fusion du Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations (CAPCO) et du Centre National des Opérations Aériennes (CNOA), le Centre Air de Planification, de Conduite des Opérations et de Défense Aérienne (CAPCODA) viendra remplir une mission essentielle, celle de planifier et conduire les opérations aériennes interarmées.

Cette combinaison de moyens intégrant avions de chasse, avions de transport, drones de reconnaissance et d’attaque ou encore moyens de défenses sol-air, illustre la capacité de l’armée de la troisième dimension à coordonner des effets, simultanément et sur une grande zone d’action.

Briefing des équipages français et étrangers avant le coup d’envoi de l’exercice
Briefing des équipages français et étrangers avant le coup d’envoi de l’exercice

Briefing des équipages français et étrangers avant le coup d’envoi de l’exercice

Une entrée en premier pour gagner la supériorité aérienne

Depuis le 5 janvier 2026, un poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT), installé sur le site de Cinq-Mars-la-Pile, est placé sous l’autorité du général de corps aérien Marc Le Bouil, commandant la Défense aérienne et les opérations aériennes (ComDAOA).

Cet état-major opératif a pour mission de planifier et de conduire l’ensemble des opérations interarmées à venir sur l’ensemble du territoire. Par l’intermédiaire du ComDAOA, l’Armée de l’air et de l’espace se voit confier la responsabilité de la conduite des opérations interarmées au début de la phase dynamique.

Cette responsabilité s’explique par le caractère déterminant de la supériorité aérienne, c’est-à-dire la capacité à obtenir le contrôle de l’espace aérien, afin de permettre la liberté d’action et la conduite efficace des autres composantes de l’opération, qu’elles soient maritimes ou terrestres. La Marine nationale interviendra notamment dans la zone de Saint-Nazaire et en Bretagne à travers une opération amphibie. L’armée de Terre se déploiera ensuite avec une entrée en profondeur, appuyée par une opération aéroportée massive sur la zone contestée.

La première phase de l’exercice est donc naturellement à dominante aérienne et, à ce titre, placée sous la coupe du CAPCODA, chargé de planifier et de conduire l’ensemble de la manœuvre aérienne. À compter du 8 février 2026, la conduite des premières activités aériennes d’ORION sera assurée par le JFACC (Joint Force Air Component Command), c’est-à-dire le commandement de la composante aérienne de la force interarmées, représentant cette composante au sein du CDAOA.

Briefing des équipages français et étrangers avant le coup d’envoi de l’exercice
Briefing des équipages français et étrangers avant le coup d’envoi de l’exercice