Berty Albrecht : la liberté n’est pas négociable
En 1940, beaucoup hésitent.
Certains attendent.
D’autres s’adaptent.
Berty Albrecht, elle, choisit.
Née en 1893, engagée très tôt dans les combats pour les droits des femmes, elle ne supporte ni l’injustice ni la soumission. Lorsque la France s’effondre face à l’Allemagne nazie, elle ne se résigne pas.
Avec Henri Frenay, elle fonde le mouvement “Combat”, l’un des plus importants réseaux de Résistance. Impression de tracts, organisation clandestine, transmission d’informations, coordination d’actions : elle est au cœur du dispositif.
Mais la Résistance n’est pas un jeu. C’est un choix qui peut coûter la vie.
Arrêtée par la Gestapo en 1943, emprisonnée à Fresnes, elle sait ce qui l’attend : interrogatoires, torture, pression psychologique. Elle sait aussi que parler, même sous la contrainte, peut condamner des dizaines d’autres.
Alors elle prend une décision terrible et courageuse.
Elle se suicide dans sa cellule pour ne pas trahir.
Ce geste n’est pas un geste de désespoir. C’est un acte de fidélité.
Berty Albrecht rappelle une vérité brutale : la liberté n’est jamais confortable. Elle exige des choix clairs, parfois irréversibles.
Aux jeunes générations, son message est simple :
Ne laissez jamais les circonstances décider à votre place.
Ne troquez jamais vos convictions contre votre sécurité.
Le courage n’est pas spectaculaire.
Il est intérieur.
Il est silencieux.
Et parfois, il change l’Histoire.
