Revue de Presse du 18 Déc 2025 : protéger le territoire : les armées renforcent leur action en métropole comme en outre-mer
Lors du point presse consacré à la posture de défense en métropole et dans les outre-mer, les généraux Éric Chasboeuf et Géraud Laborie ont détaillé l’engagement permanent des armées. Face à un environnement stratégique dégradé et à une menace terroriste persistante, les forces françaises adaptent leurs dispositifs pour « prendre toute leur place dans la protection des Français ».
Pour le général Éric Chasboeuf, commandant l’état-major interarmées du territoire national métropolitain, la situation ne permet plus de considérer l’espace national comme acquis : « Le territoire national ne peut plus être considéré comme un sanctuaire inviolable. » Cette approche reprend la dynamique impulsée par le chef d’état-major des armées, qui a demandé aux forces d’« être prêtes d’ici à un choc d’ici trois à quatre ans ». Une manière, souligne le général, de rappeler la dégradation du contexte international, la multiplication des catastrophes naturelles et une menace terroriste encore « d’un niveau élevé ».
En métropole, une continuité opérationnelle renforcée
Face à ces réalités, l’action des armées repose sur une continuité opérationnelle en trois volets. Le premier concerne la coopération avec les forces de sécurité intérieure, avec lesquelles les armées « opèrent en miroir ». La préparation des Jeux olympiques a renforcé ce « dialogue civilo-militaire », devenu « la clé du succès de toutes les opérations sur le territoire national ».
Le deuxième volet porte sur l’appui à la sécurité civile. Les armées mettent en œuvre trois unités d’élite, brigade des sapeurs-pompiers de Paris, bataillon des marins-pompiers de Marseille, unité militaire de la Sécurité civile, et engagent régulièrement des soldats en soutien lors d’incendies ou d’inondations. Des exercices exigeants, comme Hydros, permettent de « challenger l’ensemble de nos dispositifs ».
Le troisième volet est purement militaire et s’appuie sur l’opération Sentinelle. Forte de 10 000 militaires mobilisables, elle a gagné en réactivité. Désormais placée sous le commandement direct du général Chasboeuf, elle peut être ajustée immédiatement aux besoins locaux : « Nous avons territorialisé Sentinelle », explique-t-il, permettant aux chefs de corps d’engager des moyens « dans l’urgence », avant passage sous l’autorité du préfet.
Outre-mer : la Guyane en première ligne
Depuis Cayenne, le général Géraud Laborie a présenté les missions assurées par les 2 500 militaires et civils engagés en Guyane, où la priorité est de « défendre nos intérêts en protégeant notre population, nos espaces de souveraineté et notre point d’accès indépendant à l’espace ». Cette mission repose sur trois opérations permanentes. L’opération Titan assure la protection du centre spatial « toute l’année », avec un dispositif terrestre, maritime et aérien renforcé lors des lancements. La lutte contre les trafics en mer constitue le deuxième pilier : pêche illégale et narcotrafic, menés sous l’autorité du préfet et en coopération avec les forces des Antilles et les partenaires régionaux. Enfin, l’opération Harpie combat l’orpaillage illégal, « fléau environnemental, économique et social », aggravé par la forte hausse du cours de l’or (+40% en un an).
Les forces appuient également les populations les plus isolées par des évacuations sanitaires ou des missions logistiques essentielles, comme lors des difficultés de ravitaillement en 2024. À l’horizon 2026, la montée en puissance d’Ariane 6, l’arrivée des hélicoptères Caracal et l’extension des capacités d’accueil de la base aérienne 367 de Cayenne renforceront encore ce dispositif. « Nous sommes en opération permanente », conclut le général Chasboeuf, « déjà prêts, mais humbles et dans une préparation constante ».
1/1/26 => J1
Titre Un suivi des soldats sans GPS ?
Date édition 18/12/25
Lieu d’édition F1
Date d’archivage 20/02/26
Lieu d’archivage J9
Un suivi des soldats sans GPS ? La technologie française qui pourrait tout changer… ou tout surveiller
Le 6 décembre 2025
L’entreprise Sysnav, spécialisée dans les solutions de navigation et de géolocalisation, confirme sa présence dans la tech avec son système LocIndoor. Cette solution vient de remporter le 52e prix AAT – Ingénieur général Chanson 2025, remis par le général Pierre Schill, chef d’état-major de l’armée de Terre. Le prix a été officiellement décerné à l’occasion du Forum innovation défense, organisé par l’Agence de l’innovation de défense (AID) au parc des expositions de la Porte de Versailles.
Cette distinction marque un tournant pour l’entreprise basée à Vernon, dans le département de l’Eure, puisqu’il s’agit de son premier prix venant directement d’une unité opérationnelle.
Une tech de pointe pour le fantassin d’aujourd’hui
Le projet LocIndoor illustre l’avenir de la localisation précise sur le champ de bataille. Conçu pour localiser le fantassin débarqué, ce dispositif est intégré aux études de l’écosystème Centurion de l’AID (préparation de l’équipement du combattant du futur). David Vissière, président-fondateur de Sysnav, se réjouit : « C’est une très bonne nouvelle […] il s’agit du premier [prix] qui provient directement d’une unité opérationnelle » cite actu.fr.
Cette performance est très importante dans un milieu militaire où le brouillage et le leurrage du GPS sont fréquents, tout comme dans la défense aérienne contre les drones. L’indépendance vis-à-vis du GNSS/GPS est un vrai atout : elle apporte plus de sécurité, réduit les risques de tirs fratricides et permet un secours rapide grâce à l’alerte « homme à terre », tout en s’intégrant dans une communication militaire indétectable.
Le cœur de l’innovation : le tachymètre magnéto-inertiel
Au centre du système se trouve le Tachymètre Magnéto-Inertiel (TMI), un capteur portable offrant une localisation précise en 3D sans avoir besoin de signaux extérieurs, tout comme un navire de guerre autonome. La technologie magnéto-inertielle combine la navigation à l’estime et le positionnement absolu, en s’appuyant sur des capteurs MEMS (Micro Electro-Mechanical Systems), peu coûteux et courants dans l’électronique grand public.
La robustesse et la qualité des données reposent sur des algorithmes sophistiqués de fusion de données, ce qui permet au système de se passer d’infrastructures lourdes et coûteuses.
Ce capteur, de petite taille (environ 100 g), affiche une autonomie et une précision remarquables (moins de 1 % d’erreur de localisation sur la distance parcourue). Il supporte des mouvements variés, tels que les « pas chassés » et les « rampés ».
20/02/26 => J9
Titre Nouveau sous-marin japonais
Date édition 06/12/25
Lieu d’édition F2
Date d’archivage 01/02/26
Lieu d’archivage J6
Ce nouveau sous-marin japonais n’a rien à voir avec les autres : voici ce qui le distingue vraiment
Le 6 décembre 2025
À Kobe, à la mi-octobre, le Japon a mis à l’eau le Sogei de la classe Taigei, un nouveau sous-marin d’attaque hybride diesel-électrique de 3 000 tonnes. Mais il ne s’agit pas d’un submersible comme les autres. C’est le tout premier au monde à utiliser une propulsion électrique alimentée par des batteries lithium-ion, au lieu de batteries au plomb. Avec ces batteries, la densité d’énergie est trois à cinq fois supérieure. Le sous-marin peut donc rester longtemps en plongée, ce qui permet de réduire la dépendance à la propulsion diesel.
Normalement, un sous-marin classique fonctionne avec ce que l’on appelle un AIP : un équipement qui lui permet de rester immergé tout en faisant fonctionner le moteur diesel sans arrivée d’air de l’extérieur pour recharger la batterie. Le gros inconvénient, c’est que ce système limite considérablement la vitesse, la puissance et les capacités du sous-marin. Avec les engins de la classe Taigei, ce système est retiré et l’autonomie repose uniquement sur la capacité des batteries lithium-ion.
De fait, la flexibilité du sous-marin le rapproche un peu de celle des sous-marins nucléaires. Mais la différence, c’est que pour le Japon, les types d’opérations diffèrent totalement de ce que font les Européens. Les missions sont réalisées près des îles, sous surveillance aéronavale chinoise. Il faut donc être furtif en restant longtemps sous l’eau sans démarrer le moteur thermique. Pas besoin non plus de s’y éterniser, mais l’autonomie sous l’eau peut quand même atteindre plus de 12 jours en évoluant à faible vitesse. C’est inédit pour un sous-marin hybride, car ceux-ci sont limités à trois à cinq jours d’immersion avec leurs batteries au plomb.
De même, avec la puissance délivrée par le lithium-ion, l’engin peut atteindre une vitesse de 20 nœuds sous l’eau, ce qui n’est pas possible avec un système classique. Cette vélocité a un inconvénient : une autonomie qui dégringole rapidement.
01/02/26 => J6
Titre Cérémonie de tradition de l’École des fusiliers marins
Date édition 08/12/25
Lieu d’édition F1
Date d’archivage 01/02/26
Lieu d’archivage J1
Cérémonie de tradition de l’École des fusiliers marins à Pontivy
Direction : Marine / Publié le : 08 décembre 2025
Une cérémonie de tradition de l’École des fusiliers marins présidée par le vice-amiral (VA) Xavier Tourneux, adjoint au directeur du personnel de la Marine, s’est déroulée à Pontivy, le 5 décembre 2025.
Cérémonie de tradition de l’École des fusiliers marins à Pontivy – © Marine nationale
Elle a eu lieu en présence de Madame Claire Liétard, sous-préfète de l’arrondissement de Pontivy-Ploërmel, de Madame Nicole Le Peih, députée de la 3è circonscription, de Madame Christine Le Strat, maire de la commune de Pontivy, du capitaine de vaisseau (CV) Adrien de Mathan, commandant l’École des fusiliers marins (ECOFUS) et de personnalités civiles et militaires.
La cérémonie a débuté par les honneurs au Drapeau et la revue des troupes par le VA Tourneux ainsi qu’une remise de décorations.
Les cours des quartiers-maîtres de la flotte (QMF) n° 87 et n° 88 se sont vus attribuer respectivement les noms de « second maître Jouannic », tué à l’ennemi lors de la révolte des Boxers en Chine, et « matelot Jégouzo », mort aux combat dans la Somme. Ils ont ensuite reçu leurs fourragères signe de leur entrée dans la spécialité de fusilier marin.
Après une arrivée en corde lisse depuis un hélicoptère de la Marine nationale, les élèves du cours commando élémentaire se sont vus remettre, par leur parrain, leur bérets verts symbole de leur réussite du stage commando et de leur entrée au sein des commandos marine.
Comme l’a rappelé le VA Tourneux, directeur adjoint du personnel de la Marine lors de son allocution : « Les traditions et l’histoire éclairent, à bien des égards, la route qui s’ouvre devant nous. Ainsi, le baptême des promotions de QMF du nom de deux fusiliers marins qui ont donné leur vie pour leur pays, l’un en défendant une parcelle de territoire français en Chine et l’autre en défendant la patrie envahie dans les tranchées de la Somme, résonne étrangement à nos oreilles à l’heure où les bruits de bottes se font entendre aux marches de l’Europe et en Asie. »
La cérémonie s’est achevée par un défilé des troupes dans l’avenue Napoléon 1er devant les autorités et la population.
01/02/2026 => J1
Titre La Chine déploie plus de 100 navires en Asie de l’Est.
Date édition 12/12/25
Lieu d’édition F2
Date d’archivage 01/03/26
Lieu d’archivage C2
La Chine déploie plus de 100 navires en Asie de l’Est.
01:03:2026 => J6
Titre Inauguration de la première base aérienne à vocation spatiale
Date édition 13/11/25
Lieu d’édition F1
Date d’archivage 001/03/2026
Lieu d’archivage J1
Inauguration de la première base aérienne à vocation spatiale : l’occasion de dévoiler la stratégie spatiale française
Direction : Air / Publié le : 13 novembre 2025.
Lors d’une allocution prononcée ce jour, Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République a dévoilé la nouvelle Stratégie Nationale Spatiale, affirmant les ambitions et les moyens de la France pour les décennies à venir.
Base aérienne 101 « général Robert Aubinière » , Toulouse, le 12 novembre 2025 – « La guerre d’aujourd’hui se joue déjà dans l’espace et la guerre de demain commencera dans l’espace. Soyons prêts, ce sera une condition du succès des opérations militaires sur terre, dans les airs et dans les mers. »
Cette déclaration issue de l’allocution du Président de la République intervient au moment de l’inauguration officielle du bâtiment du Commandement de l’Espace (CDE) sur la base aérienne à vocation spatiale 101. Cet événement est un jalon essentiel, marquant l’atteinte de la capacité opérationnelle initiale (IOC/Initial Operational Capacity) du CDE, six ans après sa création. Il concrétise la stratégie spatiale de 2019 et symbolise une étape décisive pour la souveraineté nationale.
Le CDE, cœur de la montée en puissance spatiale de l’Armée de l’Air et de l’Espace, ouvre ainsi une nouvelle phase de renforcement visant à disposer d’une Capacité Opérationnelle Complète (FOC/Full operational Capacity) à l’horizon 2030 avec 2 priorités : renforcer les capacités d’appui aux opérations interarmées et accélérer la mise en service de capacités d’action dans et vers l’espace. Son centre opérationnel est stratégiquement installé à Toulouse, co-localisé avec le Centre national d’études spatiales (CNES) et le centre d’excellence spatial de l’OTAN.
Les 5 piliers de la SSN : un plan pour la maîtrise de l’Espace
La nouvelle stratégie spatiale nationale de la France est le cadre directeur visant à garantir la compétitivité, la sécurité, et le rayonnement du pays dans l’environnement spatial. Cette stratégie repose sur cinq axes fondamentaux, chacun répondant à des enjeux spécifiques de cette nouvelle ère spatiale :
- Autonomie Stratégique
Ce pilier est la condition sine qua non de la souveraineté. L’objectif est de garantir la capacité de la France et de l’Europe à mettre en orbite des satellites civils et militaires de manière indépendante. L’effort se concentre sur la montée en cadence industrielle du lanceur lourd Ariane 6, afin d’assurer sa disponibilité et sa compétitivité face aux offres internationales. De plus, il est essentiel de poursuivre la modernisation continue de la base de lancement de Kourou en Guyane pour maintenir des standards de sécurité et d’efficacité opérationnelle de niveau mondial. - Industrie et Compétences
Pour maintenir l’excellence technologique, la stratégie encourage la synergie entre les différents acteurs du secteur. Il est crucial de faire collaborer les entreprises issues du « New Space » (start-ups et PME innovantes, souvent agiles) avec les industriels historiques (grands groupes ayant une expertise reconnue). Cet alignement vise à catalyser l’innovation tout en préservant le savoir-faire industriel national, assurant ainsi l’excellence technologique et la pérennité de la filière. - Défense
Face à la militarisation croissante et aux nouvelles menaces, la défense spatiale est une priorité absolue. Ce pilier se traduit par la mise en œuvre de programmes novateurs pour protéger les intérêts français. L’accord-cadre PALADIN permettra d’assurer un service d’inspection et de surveillance de l’orbite géostationnaire, notamment grâce au satellite Orbit Guard dont le lancement est prévu en 2027. De plus, les futurs programmes YODA et TOUTATIS désignent des satellites patrouilleurs dotés de capacités de manœuvre, d’action et d’observation avancées. L’acquisition de capacités d’action (par exemple, des moyens de neutralisation non cinétiques) depuis la surface terrestre vient compléter la panoplie de la défense spatiale. - Science et Exploration
L’engagement dans l’exploration et la recherche fondamentale est maintenu comme source de progrès et d’attractivité. Les objectifs sont d’enrichir les connaissances de l’Univers et de contribuer aux grandes découvertes scientifiques. Parallèlement, l’observation spatiale est utilisée pour apporter des réponses concrètes aux défis environnementaux globaux, comme le climat et la biodiversité. Enfin, cet engagement doit inspirer la jeunesse pour orienter les talents vers les filières scientifiques et techniques. - Coopération
L’espace étant un bien commun et un théâtre d’opérations global, la coopération est vitale. La stratégie vise un équilibre délicat entre le maintien de la souveraineté nationale sur les capacités stratégiques et la nécessité d’une coopération forte, pour partager les risques et les coûts, en particulier dans l’exploration. Cette coopération doit être résolument européenne et se concentrer sur trois enjeux majeurs : la compétitivité de l’offre spatiale européenne, la préférence européenne dans les achats publics (utilisation des lanceurs et satellites européens), et la gouvernance des programmes communs.
En s’articulant autour de ces cinq piliers, la France confirme sa détermination à être un acteur majeur et indépendant de l’ère spatiale, essentielle à sa sécurité nationale et à son influence internationale.
Titre Campagne de tirs inédite pour le porte-avions C. de Gaulle
Date édition 09 /12/2025
Lieu d’édition F1
Date d’archivage 31/01/26
Lieu d’archivage J1
Une campagne de tirs inédite pour le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle
Direction : Marine / Publié le : 09 décembre 2025
A l’occasion de son stage de mise en condition opérationnelle (MECO), le porte-avions Charles de Gaulle a conduit du 28 au 30 novembre 2025 une campagne de tirs particulièrement ambitieuse, permettant de valider de nouvelles capacités en munitions à bord.
Une campagne de tirs ambitieuse
La campagne menée a été marquée par plusieurs nouveautés dont l’emploi de munitions de type AASM 1000 kg en entraînement. Certaines munitions, avec des corps de bombe de fabrication française (BA-84), ont été embarquées pour la première fois à quai, tandis que d’autres bombes à forte puissance ont été transférées à bord par Tralourd (Transfert de charges lourdes) à partir du BRF Jacques Chevallier et tirées seulement quelques heures après leur embarquement.
Cette campagne de tirs a aussi permis l’exécution de raids à plus de 1 000 nautiques vers le champ de tir de Karavia (Grèce), en toute autonomie, grâce au prépositionnement de Rafale Marine en configuration « super nounou » sur la base aérienne de Grottaglie (Italie).
Des résultats concluants, une réussite collective
Les techniciens « armement » affectés à bord ont joué un rôle clé dans cette campagne de tirs, en assemblant plus de 20 bombes en trois jours, dont quatre préparées de nuit sur le pont d’envol.
Toutes les munitions tirées (250, 500 et 1000 kg) ont atteint leurs objectifs, sur champ de tir ou sur cibles flottantes, faisant de ces manœuvres complexes un véritable succès.
Ce résultat est le fruit d’un travail d’équipage remarquable, impliquant les marins du porte-avions, des Flottilles 11F et 12F, des pilotes de Rafale Marine, ainsi que l’ensemble des acteurs de la chaîne logistique et opérationnelle du porte-avions. Leur professionnalisme a permis de mener à bien cette opération dans des conditions particulièrement réalistes mais également marquées par l’actuelle phase de remontée en puissance du groupe aérien embarqué (GAé).
Titre La France prête à commander la force de réaction de l’Otan
Date édition 04/12/25
Lieu d’édition C2
Date d’archivage 15/02/26
Lieu d’archivage J13
La France prête à commander la force de réaction de l’Otan
Direction : Ministère des Armées / Publié le : 04 décembre 2025
Les généraux Julien Fourneret et Éric Ozanne ont détaillé la montée en puissance des forces françaises lors du point presse consacré à l’exercice Steadfast Dagger 2025. La France prendra la tête des composantes aérienne et terrestre de la Force de réaction alliée (ARF) de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) en juillet 2026. Cette édition, qui s’achève aujourd’hui, constitue une étape décisive vers cette prise de commandement.
Une force renforcée, capable d’agir jusqu’à la haute intensité
Le général de brigade aérienne Julien Fourneret, commandant la Brigade aérienne des opérations au sein du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), a rappelé les fondements de l’ARF, créée en 2024 pour succéder à la NATO Response Force (NRF). Celle-ci « avait un périmètre d’action assez limité ». L’ARF peut désormais être mobilisée « partout dans le monde (…) pour réaliser des missions (…) de la formation jusqu’à la haute intensité ».
En 2026, la France assurera deux responsabilités majeures au sein de l’Alliance :
• le commandement aérien, conduit par le CDAOA ;
• le commandement terrestre, confié à la 3e division de l’armée de Terre.
Steadfast Dagger 2025 constitue l’ultime étape avant la certification officielle, condition indispensable avant la prise d’alerte du 1er juillet 2026.
Entraîner, intégrer, certifier
L’exercice a mobilisé « à peu près 1 200 personnels militaires et civils » issus de plusieurs pays de l’Otan. Pour l’armée de l’Air et de l’Espace, « 150 aviateurs et aviatrices ont été mobilisés H24 pendant plus de deux semaines ».
Le général Fourneret en a détaillé les objectifs :
• renforcer le pilier européen de l’Otan, alors que la Revue nationale stratégique évoque « le risque de conflit majeur (…) à l’horizon 3 à 4 ans » ;
• faire travailler ensemble des commandements qui « ne se connaissent pas », avec des cultures et des capacités différentes : « il faut faire que ça marche » ;
• maîtriser les processus OTAN, normés et indispensables à l’interopérabilité : « il faut obtenir une certification pour être sûr qu’on atteint un niveau (…) satisfaisant » ;
• intégrer les nouvelles dimensions de la conflictualité, dont l’hybridité, le cyber, l’espace et la lutte informationnelle.
Le CDAOA a conduit l’ensemble des opérations via son Centre de commandement opérationnel permanent, le CAPCODA (Centre Air de Planification et de Conduite des Opérations de Défense Aérienne), basé à Lyon. Ce principe de conduite depuis l’arrière du théâtre « fonctionne très bien », précise le général. Il décrit un exercice « très exigeant, très réaliste et très enrichissant ».
La 3e division en voie de certification Otan
Le général de division Éric Ozanne, commandant la 3e division, s’est exprimé depuis le centre d’entraînement des postes de commandement de l’Otan (Joint Warfare Centre) à Stavanger (Norvège). Composée de 23 000 militaires, renforcés par 100 000 réservistes, elle doit pouvoir commander une force multinationale incluant des unités turques, espagnoles, polonaises, grecques, lituaniennes, britanniques et macédoniennes. Il insiste sur la transformation majeure engagée : « On a dû passer (…) d’un PC de division français à un PC de composante terrestre otanien. »
Cette montée en puissance s’appuie sur l’acquisition de la doctrine OTAN, la maîtrise des Systèmes d’information opérationnels et de commandement (SIOC), 1 200 tests d’interopérabilité et plusieurs exercices contrôlés par l’Otan.
Un jalon majeur pour la France au sein de l’Alliance
Comme l’ont souligné les deux généraux, cet exercice démontre la capacité des forces françaises à agir « rapidement ensemble, de manière efficace et coordonnée » avec leurs alliés.
Dès juillet 2026, la France jouera un rôle clé dans la posture de réactivité de l’Otan, à un moment où l’entraînement commun, l’interopérabilité et la préparation opérationnelle n’ont jamais été aussi essentiels.
15/02/26 => J13
Titre Rheinmetall et KNDS Deutschland vont développer un nouveau char de combat.
Date édition 16:45:45
Lieu d’édition F2
Date d’archivage 15/01/26
Lieu d’archivage J3
L’Office allemand des cartels autorise Rheinmetall et KNDS Deutschland à développer un nouveau char de combat.
par Laurent Lagneau · 16 décembre 2025