Direction : Ministère des Armées / Publié le : 08 janvier 2026
Lors du point presse hebdomadaire du ministère des Armées et des Anciens combattants du 8 janvier, le lieutenant-colonel Julien Charpentier, chargé de la préparation opérationnelle interarmées au sein de l’état-major des armées, a présenté une rétrospective de la participation française aux exercices Otan en 2025.

Lieutenant-colonel Julien Charpentier lors du point presse du ministère des Armées du 8 janvier 2026 – © Sgc Christian Hamilcaro / DICoD / Défense
Conflits, crises, offensives des compétiteurs… Dans un monde où les menaces se multiplient, les pays membres de l’Otan travaillent à renforcer leur partenariat, dans le cadre d’une montée en puissance globale. C’est pourquoi la France a décidé de « participer pleinement au cycle d’entraînement des structures de commandement de l’Alliance, de contribuer directement au plan de défense collective et de renforcer notre crédibilité opérationnelle au sein de l’Alliance », a déclaré le lieutenant-colonel Julien Charpentier, chargé de la préparation opérationnelle interarmées au sein de l’état-major des armées. Cet engagement accru de la France se justifie parfaitement au vu de « l’accélération de la dégradation sécuritaire mondiale » et du « recours désinhibé de la force ».
Combattre immédiatement, en coalition
Dans ce cadre, la préparation opérationnelle française remplit trois exigences complémentaires « afin d’être prêts ». Tout d’abord, il s’agit de répondre « dans l’urgence à des vulnérabilités sur le territoire national, y compris en Outre-Mer », de « garantir nos accords de défenses bilatéraux » et enfin, de « défendre collectivement l’Europe », ajoute le lieutenant-colonel. Loin d’être théorique, cet investissement de la France vise un objectif très concret. L’hexagone doit être en mesure de combattre immédiatement dans une guerre de haute intensité et en coalition. En effet, « aucune armée ne peut conduire seule une opération de haute intensité durable. La France l’a pleinement intégrée, tout en veillant à préserver son autonomie d’appréciation et d’action », estime-t-il.
Des entraînements essentiels
En 2025, la France a participé à une cinquantaine d’exercices sur les 200 organisés par l’Otan. « Ces entraînements contribuent directement à la crédibilité de notre posture et à notre aptitude à assumer les responsabilités de premier plan au sein de l’Alliance », précise le lieutenant-colonel. Souvent situés en Europe, ces entraînements « ont éprouvé nos capacités à agir ensemble avec une capacité de production rapide, crédible et interopérable ». Les exercices, parmi lesquels Dacian Fall en Roumanie ou Baltops (en mer Baltique), ont également d’autres avantages. Ils permettent de tester les forces françaises en présence dans des conditions réalistes aux côtés de ses alliés et d’échanger des savoir-faire sur des scénarios de haute intensité. Les retours d’expérience qui en découlent servent ensuite à améliorer nos modes d’action, notre organisation et nos équipements. Enfin, ces entraînements se révèlent un bon moyen de développer de nouvelles façons de combattre. Drones, guerre électronique, outils d’aide à la décision sont autant de solutions innovantes, sans compter l’utilisation de l’intelligence artificielle et le partage de données. « Cette préparation collective, intense et durcie, constitue le fondement de notre crédibilité, de notre résilience et de notre efficacité », conclut le lieutenant-colonel.