Le commandant qui refusa d’abandonner ses passagers
Le 27 juin 1976, Michel Bacos est commandant de bord du vol Air France 139 entre Tel-Aviv et Paris.
En plein vol, l’avion est détourné par quatre terroristes armés. Après plusieurs escales, les 256 passagers et membres d’équipage sont retenus en otage à Entebbe, en Ouganda. ynetglobal
Puis vient le moment où une décision peut tout changer.
Les terroristes séparent les passagers juifs et israéliens des autres. Les passagers non juifs sont progressivement libérés. Michel Bacos et son équipage peuvent partir eux aussi.
Bacos refuse.
Il rassemble son équipage : ils sont responsables de leurs passagers et resteront avec eux jusqu’au bout. Son équipage le suit. The Washington Post
Il aurait pu retrouver sa famille et rentrer en France. À la place, il choisit de rester volontairement otage, avec des hommes et des femmes dont il avait la responsabilité.
Ce n’est pas un geste spectaculaire. Pas de super-pouvoir, pas de grande phrase préparée pour les caméras. Juste une décision prise au moment où partir était possible et rester dangereux.
Dans la nuit du 3 au 4 juillet, un commando israélien lance l’assaut sur Entebbe et libère la plupart des otages. Michel Bacos et son équipage sont ramenés sains et saufs. Il recevra notamment la Légion d’honneur pour son courage. Le Dauphiné Libéré
Et l’histoire a un épilogue formidable : après seulement quinze jours de repos, Michel Bacos reprend son métier de pilote. Il demande que son premier vol soit pour Tel-Aviv. The Washington Post
Pour un jeune aujourd’hui, son histoire dit quelque chose de très simple : le courage n’est pas de ne jamais avoir peur. C’est de savoir ce qu’on doit faire quand on a réellement le choix de partir.
En 1976, Michel Bacos pouvait sortir libre. Il choisit de rester avec ses passagers.

