Aujourd’hui, nous rendons hommage à Hélie Denoix de Saint Marc (1922–2013), l’une des figures les plus marquantes et les plus complexes du XXᵉ siècle français. Résistant, déporté, officier parachutiste, il incarne ce que la fidélité, le courage et l’honneur peuvent coûter à un homme.
Entré dans la Résistance alors qu’il n’a pas 20 ans, il est arrêté en 1943 et déporté à Buchenwald, où il survit à l’effondrement physique et moral du camp. Cette expérience marquera toute sa vie et son rapport au devoir.
Après la guerre, il choisit de servir comme officier parachutiste.
Il combat en Indochine, où il découvre la dureté de la guerre coloniale et la perte progressive des certitudes européennes.
En Algérie, il devient un chef respecté, admiré pour son courage et son sens du commandement.
En 1961, fidèle à ses hommes et aux camps européens d’Algérie, il participe au putsch des généraux.
Il assume publiquement sa responsabilité, refusant de se défausser.
Condamné puis gracié, il vivra ensuite dans une grande discrétion, devenant une figure morale pour plusieurs générations.
Hélie Denoix de Saint Marc est la figure même du soldat et du témoin qui a traversé toutes les contradictions du siècle : la résistance, la déportation, les guerres de décolonisation, le devoir d’obéissance et la fidélité à ses valeurs.
En ce 20 novembre, nous honorons un homme dont la vie entière interroge le courage, la fidélité et la conscience.
Une figure rare, dont la parole demeure aujourd’hui d’une force extraordinaire.

