LE MOT DU PRESIDENT N°6
LE MOT DU PRESIDENT N°6

Chers amis,
Deux soldats sont morts et deux sont gravement blessés, mon cœur bat pour eux, pour leurs proches et pour leurs camarades, ils méritent d’être honorés et le Cercle Albert Roche comme moi-même y contribuons.
Lorsque la nouvelle est parue et que, un peu plus tard, le ministère des armées a publié un communiqué, un sentiment de gêne m’a tout de suite assailli. On annonce benoitement un mort puis deux et deux blessés, on explique que nos soldats ont riposté, mais en face, rien, ni blessé ni mort. Etrange.
Je me suis alors intéressé aux spécialités de nos soldats que l’on envoie en patrouille, en zone de guerre intense, avec des règles d’engagement telles qu’il faut se faire tirer dessus avant d’utiliser ses armes. Il me semble qu’une telle mission est l’affaire de soldats aguerris, ayant l’expérience du feu et l’acuité d’observation pour anticiper les événements ; en clair des fantassins ou des cavaliers d’élite. Or, pour ce qui concerne les deux morts, il s’agit d’un excellent sous-officier du génie, dans un régiment technique jusqu’à une période récente, et d’un maître-chien. Ce n’est pas faire injure à l’un comme à l’autre que de dire qu’ils ne présentent pas le profil idéal pour une telle mission, il est d’ailleurs tout à leur honneur de l’avoir remplie.
Il me semble en revanche qu’il revient au commandement d’affecter les bonnes personnes aux bonnes tâches, en particulier quand la situation militaire change brutalement et je trouve dommage qu’on n’y ait pas pensé.
Bien à vous
PL Santos