Retour aux réalités

 Une guerre de plus a été déclenchée pendant cette période. Désormais les médias ne parlent quasiment plus de l’Ukraine, le sujet c’est l’Iran.

Le grand débat de plateaux TV en plateaux TV tourne autour de la restauration de la démocratie en Iran.

Quelle foutaise !

Même les journalistes qui détestaient le plus Trump sont fascinés par le personnage alors que, selon eux, il cherche à restaurer la démocratie en Iran (qui ne l’a jamais connue).

En réalité, l’Iran c’est le Venezuela en plus grand. « Ah bon  » me dites-vous !

Et oui. Deux pays qui exportaient du pétrole jusqu’à présent en se faisant payer en autre chose qu’en dollars américains. Un crime de lèse-majesté.

Qu’a fait Trump au Venezuela ? Un changement de chef à la tête de l’État vénézuélien. Simplement pour que le nouveau obéisse aux ordres de Washington. Si Nicolás Maduro avait consenti à obéir aux ordres de Trump, c’est-à-dire à se faire payer en dollars, il serait resté en place. Avant lui il y a eu le président du Panama, Manuel Noriega, débarqué et emprisonné pour avoir prétendu gérer lui-même le canal; lequel canal est un élément stratégique de premier plan pour les États-Unis puisqu’il permet à l’US Navy de passer rapidement d’un océan à l’autre pour opérer avec la puissance réunie des flottes du Pacifique (San Diego et Perl Harbor ) et de l’Atlantique (Norfolk)

Ensuite il y eut Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein … leur crime, vendre du pétrole en euro.

Sauver le dollar est, et reste, essentiel pour les États-Unis. Si de plus en plus de pays se mettent à vendre leur pétrole dans des devises autres qu’en dollar, quels producteurs viendront transformer leurs recettes colossales en dette américaine, alors même que celle-ci atteint des niveaux inimaginables ?

39 000 milliards de dollars très prochainement !

Toute la médiacratie adule désormais le fils du Shah, Reza Pahlavi, lequel Shah la même médiacratie agonissait d’injures avant d’encenser le bourreau enturbanné qui l’a remplacé.

Mais récemment Trump a été clair: le petit Shah n’est pas son favori. Il veut pouvoir choisir le maître de l’Iran pour que celui-ci soit aux ordres de Washington. Reza Pahlavi est trop imprégné de culture européenne et donc risque selon Trump de prôner un Iran « indépendant » des diktats de Washington.

Certes il y a la question du nucléaire. Le prétexte à cette deuxième intervention a priori. Pourtant en 2025 Trump vantait que l’affaire était réglée. Mais Israël aurait apporté des preuves qu’il n’en était rien, malgré des dénégations de l’AIEA.

Le deal a été conclu avec Netanyahou : Faire d’une pierre deux coups !