France et souveraineté nationale
France et souveraineté nationale : un combat d’aujourd’hui
« La souveraineté n’est pas une option. Elle est la condition de notre liberté. »
La souveraineté nationale est souvent présentée comme un concept abstrait, ancien, réservé aux livres d’histoire ou aux discours politiques. Il n’en est rien. Elle est, aujourd’hui plus que jamais, un enjeu vital pour l’avenir de la France, et un combat concret, quotidien, que notre nation doit mener sur tous les fronts : politique, économique, militaire, numérique, culturel et moral.
🇫🇷 1. Qu’est-ce que la souveraineté nationale ?
La souveraineté, c’est le pouvoir de décider par soi-même, sur son territoire, pour son peuple. C’est le droit fondamental d’une nation à disposer d’elle-même, sans influence ou contrainte extérieure. Elle repose historiquement sur deux piliers :
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La souveraineté populaire : le pouvoir appartient au peuple français.
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La souveraineté étatique : l’État détient l’autorité suprême sur le territoire national.
C’est cette double légitimité — peuple et État — qui fonde notre démocratie républicaine.
🛡️ 2. Une souveraineté mise à mal
Depuis plusieurs décennies, la souveraineté française a été fragmentée, parfois même abandonnée, au nom de la mondialisation, de l’intégration européenne, ou de prétendues nécessités économiques. Ces abandons prennent plusieurs formes :
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Monétaire : avec l’euro, la France a perdu sa maîtrise directe de sa politique monétaire.
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Législative et juridique : une grande partie du droit applicable provient désormais de directives ou règlements européens.
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Frontalière : la libre circulation dans l’espace Schengen a affaibli notre capacité à contrôler nos frontières.
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Énergétique et industrielle : nos dépendances à l’étranger, en particulier à la Chine, aux États-Unis ou au Golfe, mettent en péril notre autonomie de décision.
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Numérique : nos données, notre cybersécurité, nos communications sont massivement hébergées sur des infrastructures étrangères.
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Culturelle et identitaire : la mondialisation diffuse des modèles qui déstructurent les repères français, affaiblissent la langue, la mémoire, la transmission.
⚙️ 3. Reprendre le contrôle : pour une souveraineté active
Rebâtir une souveraineté nationale effective ne signifie pas se replier sur soi. Cela signifie simplement redevenir maître de nos choix, retrouver la capacité de dire “oui” ou “non”, de défendre nos intérêts sans dépendre de puissances extérieures.
Cela suppose :
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Une défense forte et indépendante, avec un outil militaire crédible et autonome.
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Une politique industrielle et agricole nationale, relocalisée, protégée, résiliente.
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Un contrôle des frontières effectif, condition de toute sécurité intérieure.
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Une souveraineté énergétique fondée sur le nucléaire, les savoir-faire français, et la maîtrise technologique.
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Une souveraineté numérique, avec des infrastructures, des logiciels, des plateformes françaises ou européennes.
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Un réveil de la conscience historique, de la culture nationale et du civisme.
🧭 4. La souveraineté n’est pas un luxe, c’est une nécessité
Face à l’instabilité géopolitique, aux tensions internationales, aux ingérences hybrides, la souveraineté est notre meilleure arme de paix. Elle ne doit pas être confondue avec l’isolement, ni avec la nostalgie. Elle est au contraire la condition de notre modernité, de notre sécurité, de notre prospérité.
Sans souveraineté, il n’y a pas de démocratie réelle.
Sans souveraineté, il n’y a pas de politique indépendante.
Sans souveraineté, il n’y a plus de France.
Le Cercle Albert Roche s’engage à faire vivre cette exigence, à la transmettre, à l’enraciner dans le réel.
Parce que la souveraineté n’est pas un mot : c’est une volonté.
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📄 Fiche de synthèse – France et souveraineté nationale
Définition :
La souveraineté nationale est le pouvoir de décision autonome d’un peuple et de son État sur son propre territoire.
Axes d’atteinte identifiés :
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Perte de maîtrise monétaire (euro, BCE)
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Législation dépendante de normes européennes
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Dépendance énergétique, industrielle, numérique
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Affaiblissement des frontières et de la langue
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Vulnérabilité stratégique (OTAN, GAFAM, Chine)
Objectifs :
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Défense indépendante
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Relocalisation économique
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Souveraineté énergétique et numérique
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Réarmement culturel et éducatif
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Priorité à l’intérêt national dans les alliances
À retenir :
« La souveraineté n’est pas l’ennemie de la coopération. Elle en est la condition. »
📚 Bibliographie & sources conseillées
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Charles de Gaulle, Discours et messages
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Philippe de Villiers, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu
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Pierre Manent, La raison des nations
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Hubert Védrine, La France au défi
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Michel Onfray, Décadence (chap. sur la souveraineté)
-
Jean-Pierre Chevènement, La France est-elle finie ?
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Revue Défense Nationale, dossiers sur autonomie stratégique
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Rapports de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS)
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Publications du Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM)
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Conférences de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN)
💬 Citations
🗣️ « Une nation qui abandonne sa souveraineté renonce à son destin. »
— Charles de Gaulle
🗣️ « La souveraineté, c’est d’abord la capacité à dire non. »
— Philippe Séguin
🗣️ « Il n’y a pas d’Europe forte sans nations libres. »
— Pierre Manent
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— Cercle Albert Roche
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Vœux de Catherine Vautrin aux armées : « L’accélération des périls doit nous conduire à l’accélération de notre réarmement »
Direction : Ministère des Armées / Publié le : 23 janvier 2026
La ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a présenté ses vœux, mardi 20 janvier, au Cercle national des armées. Elle est revenue sur l’accélération des tensions internationales et a appelé à un triple réarmement : des stocks, des forces et des esprits. Ce qu’il faut retenir de son intervention.

Catherine Vautrin a débuté son allocution en rendant d’abord hommage à « nos blessés, dans leur chair comme dans leur esprit » et à « nos morts, en particulier le sergent Jimmy Gosselin, décédé en Guyane ». Tout en rappelant que « la solidarité est une valeur cardinale », elle a remercié les militaires et les civils de la défense, dont la « mission est au cœur de la raison d’être de l’État ».
Hommage aux armées, présentes sur tous les fronts en 2025
La ministre a ensuite tenu à saluer l’ensemble des forces françaises pour leur « rôle singulier » en 2025, aussi bien « aux côtés de nos partenaires de l’OTAN, en particulier sur le flanc Est de l’Europe, dans la poursuite du soutien à la reconstruction de Mayotte », que « dans la sécurisation du commerce maritime en mer Rouge », ou « la lutte contre l’orpaillage illégal ». Elle a salué la lutte contre « le narcotrafic en mer qui a donné des résultats remarquables », et l’aide humanitaire apportée en Jamaïque et à Gaza.
Un monde imprévisible et des compétiteurs persistants
L’efficacité des armées françaises sur tous les fronts est d’autant plus cruciale, à l’heure de la multiplication des menaces. « Nous vivons une période inquiétante », insiste la ministre, en citant « l’opération américaine au Venezuela, les prétentions américaines sur le Groenland, la mobilisation du peuple d’Iran pour s’affranchir du joug de la République islamique ». S’ajoute la poursuite de l’agression russe en Ukraine « avec l’usage par le régime de Moscou, pour la seconde fois, du missile balistique Orechnik ». Cette accélération de l’histoire « aux quatre coins du globe » se matérialise par un affranchissement du droit international par certains acteurs. « La multiplication des violations de ce principe, de surcroît par des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, a de lourdes conséquences sur la stabilité du monde », a-t-elle confirmé, tout en reconnaissant que « nous traversons une période inédite de mise à l’épreuve du lien transatlantique ».
Une Europe de la défense solide
Dans cet « environnement bousculé », la France doit « continuer à tenir son rôle ». Ces menaces diverses imposent le soutien à une Europe de la défense, laquelle passe de la théorie à l’action. Exemple en est la réunion de la Coalition des volontaires à Paris début janvier. Selon la ministre, cette dernière « illustre une prise de conscience », car « ce qui se joue en Ukraine, c’est la sécurité de l’Europe et donc la stabilité du monde ». Cette coalition, qui se trouvait être au départ « une conviction française, est devenue une évidence largement partagée ». Arguant d’une « convergence clairement affirmée entre les Ukrainiens, les Européens et les Américains », elle a également plaidé pour « la mise en place d’une force multinationale pour l’Ukraine dans les mers, dans les airs, au sol, pour être une force de réassurance après le cessez-le-feu ».
Un réarmement vital
Dans pareil contexte, accélérer le réarmement est indispensable. La ministre s’est montrée ferme lors de son discours : « Mon cap est clair. L’accélération des périls doit nous conduire à l’accélération de notre réarmement.» Et de préciser : « Si nous avons longtemps privilégié un modèle d’armée complet, nous devons désormais aller encore plus loin en étant solides sur nos deux jambes, celle de la haute technologie et celle de la masse. » S’agissant de la quantité de munitions, Catherine Vautrin admet qu’elles ne sont pas suffisantes, c’est pourquoi, en 2026, « nous allons commander des munitions complexes », notamment des munitions télé-opérées, 660 missiles de moyenne portée, 180 missiles Meteor…»
La BITD au cœur de la souveraineté et de la crédibilité
Pour mettre en œuvre cette montée en puissance et ce réarmement, les armées françaises s’appuieront sur les industriels de la BITD. Pour la ministre, la victoire « appartiendra demain à ceux qui sauront innover plus vite que l’adversaire ». L’entreprise Harmattan AI, fondée en 2024, a ainsi été capable de fournir en six mois 1000 drones pour l’exercice Orion qui débutera dans quelques jours.
Et puisque nos compétiteurs « poursuivent une stratégie d’accélération de l’innovation avec une rapidité vertigineuse », la France doit non seulement travailler avec ses sous-traitants, mais aussi élargir ses partenariats.
Le réarmement humain et moral
Qui dit réarmement des armées dit réarmement moral. Catherine Vautrin considère qu’une « politique de défense repose tout autant sur des forces morales, sur le sens du collectif ». Elle entend « apporter les moyens de cet engagement ». Pour preuve : l’année 2025 a marqué une étape importante avec la « pleine mise en œuvre d’un ensemble de mesures, dont les grilles indiciaires, qui soulignent que le réarmement est aussi humain ». Autre étape clé : le Service national, qui va permettre de répondre « aux besoins opérationnels de nos armées en constituant un vivier futur de recrutement, tant dans l’armée active que dans la réserve ».
Ultime échelon de cette grande refondation : le lien entre les armées et la Nation. « Notre obsession commune devra être que jamais notre pays ne soit confronté à cette étrange défaite où nous faillîmes disparaître sans la lucidité et le courage insensés de quelques-uns qui s’y refusèrent », a conclu la ministre, en citant l’exemple de Marc Bloch, « l’homme des Lumières dans l’armée des ombres » qui entrera au Panthéon en 2026. Pour être prête, la France doit se montrer à la hauteur de sa tradition d’indépendance, laquelle « repose sur trois mots : anticipation, souveraineté, crédibilité ».